Revue de presse du 26 avril 2019 - Club Entreprises Sécurité routière du Rhône
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26 Avr Revue de presse du 26 avril 2019

LE TOUR DE LA PRESSE

Trottinettes électriques: un développement « anarchique » à hauts risques. Source : Boursorama. La Sécurité routière faisait état de 284 blessés et 5 tués à trottinettes ou à rollers en 2017, les données les plus récentes disponibles, soit avant …

Près de 700.000 Français sont concernés : que risque-t-on à conduire sans permis ? Source : Le Figaro. La Sécurité routière estime qu’il y a 30% de conducteurs illégaux en plus depuis 5 ans. Aux yeux de la loi, il s’agit d’un délit. Mais que risque-t-on …

680 000 conducteurs roulent sans permis de conduire en France. Source : DNA – Dernières Nouvelles d’Alsace

Sécurité routière : environ 700.000 conducteurs sans permis en France. Source : Agence Cameroun Presse (Communiqué de
presse)

Près de 700.000 Français roulent sans permis. Source : Autoplus.fr

Nouveaux radars : 2000 tourelles d’ici la fin de l’année 2019 ! Source : Motoservices. Au lieu de les réparer ou de les remplacer à l’identique, ce qui, selon Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la sécurité routière, n’est pas …

Nouvelle campagne de la Sécurité routière sur les dangers de l’usage du téléphone en conduisant. Source : Sécurité routière. Retour à toutes les actualités … avril dans de nombreuses villes de France, la Sécurité routière met en perspective la futilité de l’usage irrépressible du …

La sécurité routière s’invite dans les flottes d’entreprise. Source : Le Monde. Autoévaluation, chartes de bonne conduite et formations sont autant de modes de prévention adoptés par les entreprises pour lutter contre le risque …

LES INFORMATIONS OFFICIELLES

RISQUE ROUTIER PROFESSIONNEL

Des interlocuteurs départementaux désignés pour favoriser la création de clubs locaux « Entreprises et sécurité routière »  

Afin d’intensifier les efforts en matière de lutte contre le risque routier professionnel, le directeur de cabinet du ministre de l’Intérieur, Stéphane Bouillon, a adressé le 9 avril un courrier aux préfets. Il leur a été demandé de désigner des interlocuteurs départementaux pour la création de clubs locaux « Entreprises et sécurité routière », qui existent déjà dans certains départements et qui devront être déployés à l’échelle nationale. Pour accompagner ces référents dans leur mission, le délégué interministériel à la sécurité routière les réunira le 14 juin 2019, à Paris, pour une journée d’échanges avec les clubs déjà existants et leurs partenaires, tels que l’Assurance maladie et la direction générale du travail (DGT). Les trajets liés au travail représentent 14 % de la mortalité routière et sont la cause directe de plus de 8 millions d’arrêts de travail, soit un coût pour les entreprises de plus de 725 millions d’euros. Face à constat, le 11 octobre 2016, a été lancé un appel national
aux employeurs pour qu’elles s’engagent à lutter contre le risque routier professionnel au bénéfice de leurs salariés. Aujourd’hui, ce sont plus de 1 100 employeurs, représentant plus de 3 millions de collaborateurs, qui ont signé les « 7 engagements pour une route plus sûre ».

RHÔNE

GRDF accueille les coordinateurs départementaux de sécurité routière

Lundi 1er avril, le groupe de distribution de gaz en France (GRDF) a accueilli à Lyon les coordinateurs départementaux de sécurité routière de la région Auvergne-Rhône-Alpes, réunis sous l’impulsion de la préfecture de région. L’objectif de cette réunion était d’aborder le risque routier professionnel. GRDF a présenté son plan de prévention sur le risque routier déployé dans les régions Auvergne-Rhône-Alpes et Paca. Les salariés sont sensibilisés à ce risque grâce à des dispositifs originaux : coaching par des pairs (audit de conduite) avec suivi régulier des points d’amélioration, formation par des préventeurs, partage d’expériences et d’actualités lors de réunions informelles, etc. La DIRECCTE et la CARSAT étaient également invitées afin de présenter le volet réglementaire du risque routier professionnel.

LES INFORMATIONS COMMENTEES

2 avril 2019

Publication par le CEREMA d’une série de fiches sur les différentes démarches de sécurité
routière orientées vers l’infrastructure.

L’objectif du CEREMA est de mieux appréhender les démarches de sécurité routière, réalisées sur le Réseau Routier National, et de s’en inspirer pour structurer les politiques locales de sécurité routière. Réalisées dans le cadre d’un groupe de travail, ces fiches à télécharger ont pour objet de présenter les démarches de sécurité routière existantes au plan national et dont peut s’inspirer tout gestionnaire afin d’optimiser la sécurité de son réseau. Six fiches viennent d’être publiées : une fiche Panorama ou comment de la planification à la gestion d’une infrastructure routière prendre en compte la sécurité routière, tant en termes d’approches techniques que d’approches qualité, la prise en compte de la sécurité routière pouvant s’effectuer à différentes phases du projet routier. Une deuxième fiche porte sur l’évaluation des incidences sur la sécurité routière. Cette évaluation a pour objectif de quantifier les effets prévisibles d’un projet routier en matière de sécurité routière, en les exprimant sous forme monétaire. Elle consiste à évaluer un projet en regard d’une situation de référence, mais aussi à comparer différentes options possibles pour sa réalisation. Une troisième fiche porte sur les audits de sécurité routière. Cette démarche vise à s’assurer que la sécurité des usagers a bien été prise en compte dans les différentes étapes d’un projet routier, de sa conception à son début d’exploitation. L’objectif est de s’assurer que le projet routier présente un niveau de sécurité optimal, une fois mis en circulation. Les audits s’appliquent lors de la réalisation d’une infrastructure neuve ou lors d’une modification substantielle d’une infrastructure existante. Trois types d’audits sont menés, à différentes d’un projet
d’infrastructure, et sont détaillés dans la fiche : au stade des études (ETU), de façons préalable à la mise en service (PMS), ou en début d’exploitation (DEX). LA quatrième fiche concerne le suivi continu de la sécurité d’un réseau. Ce suivi continu de la sécurité d’un réseau par le gestionnaire et l’exploitant constitue une démarche  complémentaire aux démarches spécifiques de gestion de la sécurité des infrastructures routières (EISR1 , Audits, ISRI2 et SURE3 ), notamment visées par la Directive Européenne 2008/96/CE et transposées en droit français par l’arrêté du 15 décembre 2011 relatif à la gestion de la sécurité des infrastructures routières.
La cinquième fiche traite des Inspections de Sécurité Routière des Itinéraires « ISRI ». L’Inspection de Sécurité Routière des Itinéraires (ISRI) est une démarche mise en place depuis 2008 sur le réseau routier national et intéressant également les gestionnaires locaux. Elle complète les autres actions d’amélioration de la sécurité d’un réseau routier, en s’appuyant sur un regard neuf, pour détecter les anomalies du point de vue de l’usager, participant ainsi à un ensemble cohérent de démarches au service de la sécurité des infrastructures routières.

Il s’agit d’une démarche organisée à partir d’une approche usager pour détecter les anomalies d’un réseau. Elle se veut préventive, simple, efficace et pragmatique. Enfin la sixième fiche aborde la démarche SURE pour Sécurité des Usagers sur les Routes Existantes. La démarche SURE vise à hiérarchiser, programmer et évaluer une politique d’amélioration de la sécurité d’un réseau, en ciblant les aménagements les plus efficients pour réduire les accidents de la route et leurs conséquences. Elle part du principe que, si les facteurs d’accidents liés à l’usager et au véhicule sont répartis de façon assez homogène sur l’ensemble du territoire, ceux liés à l’infrastructure peuvent varier d’un itinéraire à l’autre, et dans ce cas, être révélateurs d’un problème de fonctionnement de l’infrastructure La démarche SURE a pour objectif d’identifier les secteurs à plus fort enjeux de sécurité routière et de les traiter selon une logique d’itinéraire. Elle vise à améliorer la sécurité du réseau existant, aussi bien pour le traitement des zones d’accumulation d’accidents que pour les zones d’accidentalité diffuse. À la différence du traitement des points noirs ou des actions immédiates après un accident, la
démarche SURE permet donc de traiter de façon globale et cohérente les problèmes relevés sur les itinéraires étudiés.

Commentaires de la Secrétaire Générale du Club  :
Ces fiches viennent à un bon moment, celui où les gestionnaires de voirie, en premier lieu duquel les voiries départementales mettent en doute l’intérêt de porter à 80 km/h la vitesse maximale autorisée sur les routes bidirectionnelles hors agglomération. Derrière ces fiches, il y a le constat qu’il n’existe pas véritablement sur les réseaux départementaux de politique de sécurité routière globale où l’infrastructure occupe une place de choix. Il y a également le constat de croiser régulièrement des aménagements de voirie qui ne répondent pas aux critères de sécurité d’une infrastructure.
Ces fiches suscitent plusieurs questions, celle de comprendre pourquoi ces démarches obligatoires sur le réseau national ne le sont pas sur le réseau des collectivités territoriales, celle de comprendre pourquoi ces collectivités ne suivent pas les règles de l’art produites par le CEREMA ou même les règles de la signalisation qui sont pourtant opposables ; Y-a-t-il un problème de formation des personnels ou plutôt une absence d’offre de formation dans le domaine de la sécurité des infrastructures.

21 avril 2019

Hausse de la mortalité en mars de +7.3%

Selon le baromètre de l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR), 250 personnes ont perdu la vie sur les routes de France métropolitaine en mars 2019. Comparé au mois de mars 2018 où l’on avait déploré 233 morts sur ces routes, 17 personnes de plus ont été tuées, soit une hausse de +7,3%. En année glissante sur les 12 derniers mois, il subsiste une très légère baisse de – 2,3 %. Depuis le début de l’année, correspondant au premier trimestre, la hausse est de +9,3%. Cette hausse mensuelle est la troisième consécutive faisant du 1er trimestre 2019, un trimestre très inquiétant traduisant un retournement de tendance de la mortalité routière. Ce retournement reste toujours attribué par la Sécurité Routière à l’effet de la forte dégradation des radars fixes s’étant traduit par un relâchement des comportements sur l’ensemble des réseaux. Ce constat test probablement à nuancer. Il était possible de constater pour le mois de février que les conditions météorologiques exceptionnels qu’il avait connu particulièrement doux et ensoleillé avait était probablement le facteur principal de cette hausse significative.
Ce constat se confirme pour ce mois de mars. Alors que l’hiver jouait les prolongations en 2019, le printemps a déjà pointé son nez provoquant un usage précoce des deux-roues et de la marche à pied. Les trois usagers vulnérables : piétons, cyclistes et motocyclistes représentaient plus de 80% de la hausse en février. En mars, on dénombre 39 usagers vulnérables en plus en mars 2019 par rapport à mars 2018. En revanche, on dénombre 22 personnes de tuées en moins chez les automobilistes. Il serait alors faux de penser que la baisse de la vitesse maximale autorisée à 80 km/h n’aurait aucun effet ou qu’elle serait annihilée par la destruction des radars. Elle a un effet certain sur les conducteurs des véhicules de tourisme, et probablement nettement moins chez les motocyclistes, ce qui est un constat bien connu. Ce sont d’ailleurs les motocyclistes qui sont les plus virulents à l’encontre de la mesure. Avril s’annonçant très estival, rien ne permet d’espérer un
renversement de tendance. Il serait navrant que ce réchauffement climatique conduise à remettre en question une mesure de sécurité routière qui a du sens même si son application conduit à des situations très hétérogènes mal comprises par les usagers et imputables aux gestionnaires des routes. >> Télécharger la publication

25 avril 2019

Mise en ligne du site de l’ONISR

Ce site en ligne permet d’avoir de nombreuses informations sur l’insécurité routière. Il permet de connaître ses partenaires, son activité en relation avec les études et la recherche, de disposer de données sur l’infrastructure, sur les véhicules et sur les risques comportementaux. Il permet d’accéder à certains résultats d’évaluation de mesures de sécurité routière. Il fournit les bilans des infractions, des retraits de points, des condamnations routières. Une rubrique est consacrée à la sécurité routière dans le monde. La part la plus importante du site est consacrée à l’accidentalité routière : accès aux bilans annuels, aux baromètres mensuels en métropole et en outre-mer. Le site fournit également des données brutes et des séries statistiques. >> Le site de l’ONISR

Commentaires par la Secrétaire Générale du Club :
L’ensemble des informations de ce nouveau site était déjà accessible sur le site de la Sécurité routière. La nouveauté réside dans le fait que ce site dispose de sa propre adresse internet, ce qui en facilite l’accès à partir des sites de recherche. La richesse de ce site est indéniable lorsque l’on s’intéresse à la sécurité routière mais était jusqu’alors plutôt méconnu. Dans les formations, l’ONISR souffre d’être un service intégré à la direction de la sécurité routière du Ministère de l’Intérieur. Il gagnerait à être positionné de façon plus indépendante afin que chacun puisse faire la part entre l’analyse des données (pourtant excellente) que mesure ce service et l’impact de la politique de la sécurité routière qui est l’affaire du service communication de la Sécurité Routière.