LA REVUE DE PRESSE DU 12 FEVRIER - Club Entreprises Sécurité routière du Rhône
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12 Fév LA REVUE DE PRESSE DU 12 FEVRIER

LES INFORMATIONS OFFICIELLES

EDITO  – En Seine-et-Marne, le Premier ministre, Édouard Philippe, annonce des chiffres historiques de la sécurité routière
Édouard Philippe, Premier ministre, accompagné de Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur, de Christelle Dubos, secrétaire d’Etat auprès de la ministre des Solidarités et de la Santé, et d’Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la sécurité routière, s’est rendu en Seine-et-Marne au Centre de réadaptation de Coubert qu’il avait visité en décembre 2017 en amont du Conseil interministériel à la sécurité routière. Le Premier ministre a échangé avec les grands blessés de la route, les équipes de secours, le personnel médical, les IDSR et les forces de l’ordre. Il est également revenu sur les actions menées par le Gouvernement depuis un an pour mettre fin à la hausse du nombre de morts et de blessés sur les routes et a présenté le bilan 2018 de la sécuritéroutière. Après avoir annoncé le chiffre de la mortalité sur les routes en 2018, soit 3259 personnes qui ont perdu la vie, Édouard Philippe a déclaré : « c’est beaucoup 3259, mais c’est 189 morts de moins qu’en 2017. C’est 3950 blessés de moins qu’en 2017. Et le nombre et je le dis ici à dessein, de blessés hospitalisés pendant plus de 24 heures, c’est-à-dire les plus graves, a baissé de 25 %. Je n’ai pas peur de le dire, c’est un chiffre exceptionnel. Donc oui nous sommes capables collectivement de réduire la mortalité, de réduire le nombre d’accidents, de réduire la gravité de chaque accident sur les routes françaises. Les mesures qui ont été mises en place, dont les 80km/h, ont joué leur rôle dans cette diminution », a-t-il ajouté.

CHIFFRES – 2018, l’année la moins meurtrière de l’histoire de la Sécurité routière
Selon les estimations provisoires de l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR), 3 259 personnes ont perdu la vie sur les routes de France métropolitaine en 2018. Avec 189 décès de moins qu’en 2017, la mortalité routière de l’année 2018 est en baisse de 5,5 % et de 0,3 % par rapport à 2013, jusqu’alors meilleure année de référence. Après quatre années de hausse et de stagnation de la mortalité routière en France, 2018 marque donc une rupture en enregistrant le chiffre de la mortalité le plus bas de toute l’histoire des statistiques de la Sécurité routière. Ces chiffres s’inscrivent dans un contexte de trafic routier en hausse, environ +7% entre 2013 et 2017 (le trafic 2018 sera connu cet été). Concernant le passage à 80 km/h, le CEREMA a été mandaté par la délégation à la sécurité routière pour réaliser, sous la direction de l’ONISR, l’ensemble des analyses. Un pré-bilan a été réalisé à 6 mois, du 1er juillet au 31 décembre 2018 démontrant les effets immédiats de cette mesure. Sur les 189 vies épargnées sur les routes de France en 2018 par rapport à 2017, 168 sont constatées sur le réseau hors agglomération et hors autoroute. Cette baisse se concentre sur le second semestre 2018 : d’après l’ONISR, en comparaison des cinq dernières années, 116 vies ont été épargnées au second semestre 2018 sur le réseau concerné par la baisse à 80 km/h de la vitesse maximale autorisée. Sur le réseau passé à 80 km/h, la vitesse pratiquée a chuté dès le dimanche 1erjuillet : de – 3,9 km/h pour les véhicules légers et de – 1,8 km/h pour les poids lourds. Elle s’est ensuite stabilisée pour les véhicules légers et a légèrement ré-augmenté pour les poids-lourds. Ces données ont été collectées sur 50 points d’observation répartis dans 20 départements.

PUBLICATION – Évaluation du 80 km/h : stop à l’infox
Le « comité indépendant » d’évaluation des 80 km/h (CIE) mis en place par l’association 40 millions d’automobilistes a publié dans un communiqué diffusé vendredi 25 janvier des supposées analyses, avant même la publication des chiffres officiels. L’analyse du comité prétendument indépendant repose en réalité sur un collage élémentaire de chiffres provisoires de l’accidentalité routière repris des baromètres mensuels de la Sécurité routière et concernant tous les réseaux routiers du territoire français, sans distinction entre le réseau à 80 et les autres. Tous ces chiffres ont été alignés sur une courbe de période temporelle courte, sans aucune comparaison avec des périodes longues, comme le commande l’accidentologie. Ils ne permettent en aucun cas d’analyser les effets du passage à 80. Enfin, l’accidentologie n’est pas une opinion. Elle est une science. Les prétendus experts du comité indépendant en ignorent les rudiments, et en sont informés. Leur production peut donc être qualifiée d’infox.

HISTOVEC : mise en ligne du service gratuit et officiel pour accéder à l’historique d’un véhicule d’occasion, avant de se décider à l’acheter
Décidée par le Comité interministériel de la sécurité routière (CISR) du 9 janvier 2018, la mesure 16 vise à améliorer l’information des conducteurs qui se préparent à l’acquisition d’un véhicule d’occasion en leur procurant l’historique du véhicule. Elle se traduit par la mise en service de la plateforme Histovec. Le propriétaire qui souhaite vendre son véhicule d’occasion se connecte grâce au numéro de plaque d’immatriculation du véhicule concerné, ses données nominatives et des informations figurant sur la carte grise. Il peut ensuite partager via le site les informations suivantes avec l’acheteur potentiel : outre la situation administrative du véhicule, qui était la seule information accessible au propriétaire jusqu’à ce jour, sont notamment indiqués le nombre de propriétaires précédents, et si le véhicule a fait l’objet de réparations contrôlées par un expert en automobile. Ce service gratuit et officiel répond à une demande légitime d’informations fiables de la part des usagers. La plateforme Histovec a été développée à la suite d’un hackathon organisé par la direction des systèmes informatiques au sein du ministère de l’Intérieur.

PERMIS DE CONDUIRE – Les maires ont désormais la possibilité d’aménager une « zone tampon de sécurité » de 2 à 5 mètres devant chaque passage pour piétons
La Sécurité routière poursuit la mise en place des actions de protection des piétons, annoncées par la mesure 9 du Comité interministériel de la sécurité routière (CISR) du 9 janvier 2018. En 2017, 138 personnes ont été tuées sur un passage piétons, dont la moitié a plus de 65 ans. En vertu de l’arrêté du 12 décembre 2018 relatif à la modification de la signalisation routière, les collectivités locales qui le souhaitent, ont désormais la possibilité de réaménager les abords d’un passage piéton, en installant une zone tampon entre les véhicules et les piétons qui traversent. Positionné entre 2 et 5 mètres en amont des passages piétons, cet espace est matérialisé par une « ligne d’effet », un marquage au sol représentant des traits discontinus, identiques à ceux qui sont déjà matérialisés en amont de certains feux de signalisation et passages piétons protégés par des feux. C’est devant cette ligne que les véhicules doivent impérativement s’arrêter pour laisser traverser les piétons. Le bilan de l’expérimentation réalisée entre 2013 et 2014 à Strasbourg sur 9 passages piétons a montré une amélioration du comportement des usagers motorisés après la mise en place d’une telle ligne d’effet. Il convient maintenant d’assurer une large diffusion de cette possibilité aux gestionnaires de voirie.

PUBLICATION – « Mobiliser les énergies, mobiliser les territoires : la politique locale de sécurité routière de 1982 à 2008 » : un ouvrage de réflexion sur la politique de sécurité routière
Les politiques de sécurité routière ont bien évolué depuis les années 80. Six témoins et acteurs de ces évolutions, ayant contribué à la définition, au pilotage et à l’animation de cette politique publique entre 1982 et 2008 ont décidé de livrer leur témoignage et leur analyse dans un ouvrage publié chez l’Harmattan en janvier. « Mobiliser les énergies, mobiliser les territoires » s’ouvre sur les témoignages de six délégués interministériels à la sécurité routière : Pierre Mayet, Pierre Graff, Jean-Michel Berard, Isabelle Massin, Rémy Heitz et Emmanuel Barbe. Après avoir présenté la politique locale de sécurité routière et analysé son fonctionnement, l’ouvrage porte une réflexion sur les actions passées dans un chapitre intitulé « Et si c’était à refaire » et propose des outils méthodologiques pour la mise en œuvre d’une politique publique nationale territorialisée. Enfin, les auteurs insistent sur l’importance d’une volonté politique forte accompagnée de moyens spécifiques, sur la nécessité d’une référence à la finalité de l’action et sur l’efficacité de l’implication des territoires. Dans son ensemble, cette publication rend hommage aux milliers d’acteurs qui ont participé à réduire le nombre et la gravité des accidents de la route.

COMMUNICATION – « Airbag, mode d’emploi » : une vidéo qui montre la simplicité d’utilisation d’un gilet airbag
La Direction de la communication du ministère de l’Intérieur (Dicom) a réalisé en coopération avec la Sécurité routière une vidéo montrant le fonctionnement d’un gilet airbag pour les conducteurs de deux-roues motorisés. Libre de droit, cette production peut être diffusée sur le Web, à condition de conserver le crédit « Ministère de l’Intérieur / Dicom » inscrit sur l’écran de fin.

ENQUETE – « Usage du smartphone au volant » : publication des résultats du 3e baromètre MAIF/IFSTTAR
Malgré l’interdiction de téléphoner au volant et les efforts menés pour faire respecter la loi, les Français sont toujours plus nombreux à utiliser leur smartphone en conduisant : 46 % des conducteurs interrogés déclarent l’utiliser en 2018, contre 39 % en 2016. Les chiffres sont encore plus élevés chez les jeunes : 54 % des 35-44 ans et 61 % des 24-34 ans s’en servent en conduisant. Les appels téléphoniques restent en tête des utilisations du téléphone au volant (pratiquée par 39% des sondés), devant la consultation des SMS (34%) et l’usage du GPS sur le téléphone (32%). « Les sollicitations se multiplient, et les contenus échangés sont de plus en plus complexes. Ces appels nécessitent de longs détournements du regard. La dernière mesure gouvernementale qui permettra la suspension du permis de conduire à une personne qui tiendrait son smartphone à la main tout en commettant une infraction est largement méconnue. Seul un tiers des sondés déclare la connaître. Elle sera prévue par la Loi d’orientation sur les mobilités (LOM), discutée ce trimestre au Sénat.

INFORMATIONS COMMENTEES
logo Marianne

Baisse significative de la mortalité routière 2018 en métropole28 janvier 2019
Selon les estimations provisoires de l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR), 3 259 personnes ont perdu la vie sur les routes de France métropolitaine en 2018. Avec 189 décès de moins qu’en 2017, la mortalité routière de l’année 2018 est en baisse de -5,5 %. Il s’agit du niveau de mortalité annuel jamais enregistré depuis que les statistiques sur l’accidentalité ont débuté en 1956. Il est légèrement inférieur à celui de 2013 (- 0,3 % par rapport à 2013). Ce bilan arrive après quatre années de hausse et de stagnation de la mortalité routière en France. Selon l’ONISR, ce bilan s’inscrit dans un contexte de trafic routier en hausse.

Les autres indicateurs de l’accidentalité sont également en baisse : les accidents corporels de – 4,8 %, soit 2 813 accidents en moins, les personnes blessées de – 5,4 % soit 3 950 personnes blessées en moins, ainsi que les blessés hospitalisés à la suite d’un accident routier de – 24,8 % ce qui représente 6 868 personnes en moins. Cette baisse profiterait à tous les usagers. Elle est nette pour les automobilistes (- 6,7 % avec 1 647 décès soit – 120 tués). La mortalité des deux-roues motorisés baisse également (- 4 %). Celle des cyclistes est également en baisse (- 3,5 %, – 6 tués) entre 2017 et 2018. 167 ont perdu la vie l’année passée. Ce sont les piétons qui profitent le moins de cette baisse ; 475 piétons ont été tués sur les routes en 2018, soit 9 de moins qu’en 2017 (- 1,9 %).

Commentaires par Florence Dufour-Ferrara, Secrétaire générale du Club :

Ce bilan concerne la France métropolitaine. Il était de coutume jusqu’à il y a deux ans de ne pas présenter le bilan de la France d’outre-mer et donc de ne pas l’additionner à celui de la France métropolitaine. C’est d’ailleurs ce bilan métropole qui est transmis à l’Union européenne pour ses statistiques. Depuis l’année dernière, l’ONISR publie simultanément les deux bilans tout en les séparant dans la communication institutionnelle.
Une analyse fine des données permettra en juin prochain de mieux comprendre d’où proviennent ces progrès. Cette analyse n’est jamais simple. Ainsi, 2013 fut une année atypique dans l’évolution de la mortalité routière sans qu’il soit possible de trouver une explication satisfaisante. De très nombreux facteurs peuvent influer dans un sens ou une autre l’accidentalité routière et plus particulièrement la mortalité routière. Il est évident que la question est posée de savoir quel a été l’importance de l’impact de la baisse de la vitesse à 80 km/h sur les routes de campagne. Selon l’ONISR, 116 vies sur les 189 vies épargnées en 2018 l’ont été sur les routes nouvellement limitées à 80 km/h km/h, 116 vies épargnées.

 Premier bilan du 80 km/h – 28 janvier 2019
La Sécurité routière à l’occasion de la présentation du bilan provisoire de l’année 2018 a donné quelques éléments de l’évaluation en cours sur la mesure du 80 km/h (décret du 15 juin 2018) faisant l’objet d’une polémique. La Sécurité routière rappelle que c’est le 9 janvier 2018 que le Comité interministériel à la sécurité routière (CISR) a annoncé 18 mesures fortes dont la mise en place de la baisse de la vitesse autorisée de 90 à 80 km/h sur les routes à double-sens sans séparateur central à compter du 1er juillet 2018 (mesure n°5). Cette décision a été prise sur la base des  recommandations des experts du Conseil national de la sécurité routière (CNSR) qui avait estimé entre 300 et 400 vies épargnées par an. Le CISR prévoit au 1er juillet 2020 le bilan de l’évaluation de ce qui est annoncé comme une mesure expérimentale.
Le Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement la mobilité et l’aménagement (CEREMA) a été mandaté par la Délégation à la sécurité routière pour réaliser, sous la direction de l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR), l’ensemble des analyses. Un pré-bilan a été réalisé à 6 mois, du 1er juillet au 31 décembre 2018 dont les conclusions sont les suivantes :

Sur les 189 vies épargnées sur les routes de France en 2018 par rapport à 2017, 168 sont constatées sur le réseau hors agglomération et hors autoroute. Cette baisse se concentre sur le second semestre 2018 : d’après l’ONISR, en comparaison des cinq dernières années, 116 vies ont été épargnées au second semestre 2018 sur le réseau concerné par la baisse à 80 km/h de la vitesse maximale autorisée.
Cette baisse notable a connu un décrochage en novembre et décembre 2018, dans la période qui correspond à la forte dégradation des dispositifs de contrôle automatiques. Selon les calculs de l’ONISR, sans ces dégradations, 60 vies supplémentaires auraient pu être épargnées entre novembre et décembre 2018 (30 chaque mois).

Sur le réseau passé à 80 km/heure, la vitesse pratiquée a chuté dès le dimanche 1er juillet : de – 3,9 km/h pour les véhicules légers et de – 1,8 km/h pour les poids lourds. Elle s’est ensuite stabilisée pour les véhicules légers et a légèrement ré-augmenté pour les poids-lourds. Ces données ont été collectées sur 50 points d’observation répartis dans 20 départements. Des routes « neutres » sans dénivelé ni courbes spécifiques où l’usager peut accélérer ont été choisies. Les résultats ont été calculés à partir de 44 millions de passages de véhicules, entre juin et novembre 2018. Les interdistances entre poids-lourds et voitures sont inchangées.
L’effet redouté par certains d’une accumulation de voitures derrière les poids-lourds, ou de voir des poids-lourds coller les automobilistes ne s’est pas produit. Les observations sur le terrain montrent une constance des comportements routiers avant et après la mise en place de la mesure d’abaissement à 80km/h. Aucun « effet de peloton » n’a donc été constaté.

Commentaires par Florence Dufour-Ferrara, Secrétaire générale du Club :

Ces résultats sont conformes à ce qu’il était susceptible d’attendre de la mesure. Il n’empêche que cette mesure connait une très mauvaise acceptation sociale. La polémique est entretenue depuis le début avec la remise en cause de son bilan économique, de sa réelle efficacité et des voix s’élèvent pour que la mesure généralisée soit adaptée en fonction de chaque route. Ces polémiques s’appuient pour la plupart sur une méconnaissance de la sécurité des routes et des rues. Il est dommage que les experts du domaine, notamment ceux qui ont mis en avant cette mesure, ne s’expriment pas davantage. Il est de ce point de vue t important de relire le rapport du comité des experts. On y découvrira qu’il y avait une option B qui offrait une meilleure acceptation sociale de la mesure. Cette option B entrevoit la possibilité d’une possibilité dérogatoire comme ce fut le cas pour le 70 km/ en agglomération. Ce fut l’option prise à l’époque face aux craintes similaires exprimées à l’époque envers cette mesure, dont faisaient partie beaucoup de maires. Quoi que ce sont bien les voies les plus importantes du réseau départemental qui supportent la densité de mortalité routière la plus forte, ce serait sur ces voies que pourrait porter l’objet d’une dérogation. Il faut effectivement donner cette possibilité aux Présidents des Conseils départementaux qui auront cette lourde responsabilité et qui en seront redevables. Pour autant, il ne faut pas que chaque département utilise ses propres critères, ce qui rendrait illogique la compréhension par l’usager des limitations de vitesse. Ces Présidents doivent avoir à l’esprit le critère d’homogénéité des mesures de circulation et de la signalisation qui les accompagnent ; à savoir : L’homogénéité qui exige que, sur tout le territoire, dans des conditions identiques, l’usager rencontre des signaux de même valeur et de même portée, implantés suivant les mêmes règles.

Cette dérogation introduirait une peu de pédagogie qui manque actuellement dans les débats sur ce qu’est une route sûre et une route qui ne l’est pas au regard des critères hélas méconnus de sécurité (cf le document Sécurité des routes et des rues – 1992), utilisés dans les inspections d’itinéraire du réseau de l’Etat mas hélas non obligatoires sur les autres réseaux.

Rappelons l’article R 413-3 du Code de la route : En agglomération, la vitesse des véhicules est limitée à 50 km/ h. Toutefois, cette limite peut être relevée à 70 km/ h sur les sections de route où les accès des riverains et les traversées des piétons sont en nombre limité et sont protégés par des dispositifs appropriés. La décision est prise par arrêté de l’autorité détentrice du pouvoir de police de la circulation, après consultation des autorités gestionnaires de la voie et, s’il s’agit d’une route à grande circulation, après avis conforme du préfet. En s’inspirant de cette texte, cela pourrait donner la rédaction suivante pour l’article R 413-2 alinéa 3, avec l’avantage de donner des clés pour définir ce que peut être une route importante plus sûre qu’une autre. 3° 80 km/ h sur les sections des autres routes mentionnées au 3° du I. Toutefois, cette limite peut être relevée à 90 km/ h sur les sections de route où les accès des riverains sont en nombre limité, les carrefours sont protégés par des
dispositifs appropriés et les accotements sont stabilisés et d’une largeur suffisante. La décision est prise par arrêté de l’autorité détentrice du pouvoir de police de la circulation, après consultation des autorités gestionnaires de la voie et, s’il s’agit d’une route à grande circulation, après avis conforme du préfet.

LE CHIFFRE

1 accident mortel sur 3 sur autoroute est dû à l’endormissement au volant

>>Les chiffres de la fatigue

A L’EPREUVE DES FAITS

«Un radar feu rouge me flashera si je passe à l’orange. » #vraifaux

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